Burkina Faso: Lutte contre l'insécurité alimentaire

Publié le 23 Mai 2012

Burkina Faso: Lutte contre l'insécurité alimentaire - Des journalistes à la rencontre de femmes battantes

Dans le cadre de l'atelier de formation en « médias, sécurité alimentaire et population », une vingtaine de journalistes a effectué une visite, le jeudi 10 mai 2012, aux groupements féminins oeuvrant dans la transformation des produits locaux à Ouagadougou.

Le groupement féminin Sougrenooma du secteur 30 de la ville de Ouagadougou a été le premier à recevoir les hommes de médias. On y fabrique le « Kasona », un complément nutritif fait à base de farine de plusieurs céréales locales telles que le petit mil, le soja , l'arachide. Ce complément nutritif permet de lutter contre la malnutrition chez les enfants. Cette farine « Kasona » est proposée aux femmes pour nourrir les enfants à partir du 4ème mois. Selon les membres du groupement, le « Kasona » est apprécié par les clientes et a fait ses preuves dans divers centres de santé de la ville.

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Burkina Faso: Valérie Amos soutient l'app-roche du pays face à la crise alimentaire

Les Nations Unies et leurs partenaires soutiennent les efforts déployés par le gouvernement du Burkina Faso en vue de répondre à la crise alimentaire et nutritionnelle qui touche 2,8 million de personnes dans ce pays- soit un cinquième de la population -, ainsi que 60.000 réfugiés maliens, a déclaré mardi la Secrétaire générale adjointe aux affaires humanitaires et Coordonnatrice des secours d'urgence, Valerie Amos.

Mme Amos vient de terminer un déplacement de deux jours au Burkina Faso, où elle s'est rendue dans la capitale, Ouagadougou, ainsi que dans les localités de Djibo, de Mentao et Ingani, situées dans le nord du pays. Sur place, elle s'est entretenue avec le Président Blaise Campaoré et des membres du Gouvernement du Premier Ministre Luc-Adolphe Tiao des plans de réponse du Gouvernement et a passé en revue l'action des agences humanitaires présentes sur place.

« Beaucoup de familles ont dû vendre leur bétail afin de pouvoir subvenir aux besoins alimentaires de leur foyer ou en sont réduites à manger les graines qu'elles devraient planter pour la prochaine saison », a alerté Mme Amos.

 

Saluant les initiatives prises par le gouvernement burkinabé - qui comprennent l'amélioration de la conservation des ressources hydriques, l'optimisation des systèmes d'irrigation et de la fertilisation de sols et la sélection de semences de meilleure qualité pour augmenter le rendement agricole, ainsi que la gestion du cheptel -, Mme Amos a constaté avec satisfaction que « l'accent est mis sur la réduction du fossé entre les efforts de secours immédiats et les initiatives de développement à plus long terme, qui exigent des ressources. »

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Cherté de la vie au Burkina  - PAR SAN FINNA.

http://www.sanfinna.com/wp-content/uploads/Burkina-faso-ventre-affam%C3%A9-na-point-doreilles.jpgEnviron un an après les terribles émeutes auxquelles le gouvernement du président Blaise Compaoré à eu à faire face, qu’en est il de la situation au pays des hommes intègres ??

A première vue, le temps semble à l’accalmie. La normalité semble avoir repris ses droits dans la capitale poussiéreuse : klaxons des mobylettes et conduite hasardeuse de nos chers taxis verts, le tout, sous un soleil de plomb. Pourtant, dire que  » tout ça n’est qu’une vieille histoire  » serait aller beaucoup trop vite en besogne !!
Sous la surface, les coeurs grondent !!
Tout récemment encore, l’annonce d’une augmentation du prix du gazoil a plongé dans le désarroi nombre de Burkinabé. Lors de son allocution devant la représentation nationale, le premier ministre avait justifié la mesure par le fait que les tarifs ne prenaient pas en compte la réalité du marché.
C’est doublement vrai.
Cela étant, en voilà une augmentation qui tombe au plus mauvais des moments !!
Avec la mauvaise campagne agricole, les Burkinabé s’en seraient passés volontiers.
De nos jours, avec 1000 FCFA, la ménagère ne parvient même plus à préparer un plat décent pour sa famille
Le gouvernement avait bien promis un plus strict contrôle des prix des produits de base mais ….
Voilà que le sac de 50 kilos de riz est passé de 16000 à 20000FCFA et l’huile de 800 FCFA à 1000 FCFA. Et ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres !!

Le Sahel, qui comprend, entre autres, le Burkina Faso, est durement touché par la sécheresse, ainsi que par une envolée des prix alimentaires et toute une série de conflits régionaux : crise Ivoirienne, Mali, AQMI  ( voir l’article  » Crise alimentaire en Afrique ,un fonds fiduciaire pour aider les pays du Sahel )…

Selon la FAO, l’insécurité alimentaire pourrait toucher 5,5 millions de personnes au Niger, 3 millions au Mali et 1,7 million au Burkina Faso.

Comme on dit : ventre affamé n’a point d’oreilles !! Et  le gouvernement aura beau s’échiner à la tache, le peuple aura toujours besoin d’un coupable.
La réalité est simple : le Burkina Faso n’est pas assez auto-suffisant en matière alimentaire et il est obligé d’importer les produits de l’extérieur. Il est donc dépendant des autres et doit se conformer à des tarifs qui peuvent se révéler brutalement instables.
C’est tout une politique à revoir.
Alors, la colère gronde…
Mais quelles en sont les véritables raisons ??
Un avenir incertain, on ne sait pas trop de quoi demain sera fait ( déjà qu’on ne sait pas trop s’il y aura de la viande sur la table à midi )..
Des perspectives peu réjouissantes pour sa progéniture ( les hauts diplômés galèrent à trouver du travail )…
Le sentiment tenace que ce sont toujours les mêmes qui se remplissent la panse à la table du roi…

Rédigé par J T

Publié dans #Actualités au burkina

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