La culture Samo au Burkina Faso

Publié le 24 Août 2011

Organisation traditionnelle 

L’organisation traditionnelle Samo n’est pas basée sur un schéma hiérarchique, contraignant et autoritaire ; elle repose sur l’autorité du village. La stratification sociale Samo distingue quatre groupes : le chef de village, le chef de terre, les griots et les forgerons.

Cette stratification se retrouve à Tougan et, notamment, dans le quartier Samo traditionnel. Le chef de village est détenteur du pouvoir politique et juridique, le chef de terre est dépositaire du pouvoir coutumier, les griots sont détenteurs de la mémoire du groupe social dans lequel ils vivent, ils sont chargés de l’animation des cérémonies et les forgerons sont chargés du travail du fer et des réconciliations  

La régulation de l’ordre social est le fait d’un conseil de notables, composé de détenteurs du pouvoir politique, juridique et coutumier. Ces pouvoirs sont plus ou moins amoindris dans la société qui se modernise. Le chef de village est devenu un auxiliaire de l’administration moderne. Le chef coutumier, en dépit de textes comme ceux sur la réorganisation agraire et foncière, peut encore statuer sur les terres agricoles communales et autres terres non aménagées et présider des cérémonies coutumières devenues presque symboliques. Les griots et les forgerons, concurrencés sur certains plans par les productions modernes (musique, outils et instruments), se maintiennent sur le plan culturel et celui des règlements amiables et non contentieux. Ces vestiges de fonctions peuvent s’exercer d’autant plus aisément que le village traditionnel, le quartier Samo, est resté intact jusqu’à ce jour

 

En ce qui concerne la vie matérielle :

*      Le Burkina est un pays tropical avec le Sahel au Nord et la savane un peu plus arrosée au Sud ; deux saisons : la saison des pluies, qu’on appelle aussi hivernage (de mai à novembre) et la saison sèche (de décembre à avril).

*      L’hivernage consacré essentiellement aux travaux des champs et la saison sèche, temps mort pour les cultures, est centrée sur les travaux domestiques, les visites aux parents éloignés, les réunions et rencontres, c’est le temps des fêtes traditionnelles et religieuses, (nouveau mil, luttes inter villageoises,), des funérailles, des chasses collectives, c’est aussi la saison des contes.

Les samos font partie de ces nombreuses sociétés paysannes africaines à base villageoise, comme les bwa, les senoufo, les dogon, les bambara.

Les travaux des chercheurs, notament de SuzannePlatiel et Françoise Héritier montrent que les samos du Nord (Région de Tougan) et ceux du Sud (Région de Toma), qui représentaient ensemble 140 000 personnes en 1975, sont considérés comme deux ethnies différentes.

*      Les samos du Sud autour de Toma (à 200km à l’Ouest de Ouagadougou), maintenant chef-lieu de la province du Nayala sont très différents des samos du Nord, de Tougan, chef-lieu de la province du Sourou, différents par les traditions, les langages,


*      Les samos, établis dans les villages, sont des agriculteurs sédentaires, on utilise plus volontiers le terme de  cultivateurs et 3 noms de familles suffisent à identifier 80% des samos du Sud : Toë, Paré et Ky,

 

Organisation et répartition des tâches quotidiennes (société paysanne à base villageoise) :

*      Femmes : ramassage du bois, puisage de l’eau, entretien maison, préparation et cuisson des aliments, entretien petit jardin pour varier la saveur du (farine de mil), avec des sauces différentes (piments, épinards, oseilles, aubergines,..). Elles cueillent des végétaux alimentaires sauvages avec les enfants, elles cardent et filent le coton, fabriquent le beurre de karité pour leur consommation, et la bière de mil, le dolo, pour la vente et se constituer un petit pécule. A l’hivernage, les femmes samo du Sud ne participent pas aux travaux des champs, elles apportent la nourriture aux hommes et les aident à rentrer la récolte.

*      Hommes : hivernage : préparation des champs, mil, sorgho, haricot vert, coton (avant pour besoins familiaux ), arachides, sésame, riz plus récemment dans les bas-fonds, en saison sèche, chasse, et travaux domestiques, vannerie, cordages, construction ou réparation des maisons et greniers, les jeunes garçons gardent chèvres et moutons nécessaires à la famille, car il y a de moins en moins de gibier. Avant le bétail était confié aux Peuls, le bétail nécessaire pour le prestige et pour les échanges.

 

Quelques mots sur les techniques traditionnelles.

*      Les samos ont la réputation d’être de très bons cultivateurs, il y a eu introduction de la culture attelée et des engrais mais il y a encore beaucoup d’agriculture itinérante sur brûlis à la houe, la daba.

*      Artisanat domestique : fabrication de cordes (écorce d’arbres et herbes), de paniers, de portes en paille tressée.

*      Les cases sont quadrangulaires avec toiture en terrasses, murs en briques de terre crue (banco, pisé) sans charpente avec un crépi soigné, le sol est damé pour éviter l’invasion des termites.

*      Résidence patrilocale : tous les hommes d’un même lignage habitent avec leur épouse et leurs enfants dans un même enclos, chaque épouse a sa case personnelle où elle dort avec ses enfants, tandis que le chef de famille a sa case qu’il partage avec ses fils pubères, en attendant qu’ils construisent leur case, qui se rajoutent à l’enclos. Pour les vieilles familles, les enclos sont de véritables quartiers de village avec courettes et ruelles où on se perd.

*      Les greniers à mil sont très différents selon les ethnies, les greniers samos sont impressionnants, ils ont 4/5 m de haut et sont à base carrée surélevée avec un sommet conique, coiffés d’un chapeau chinois tressé.

*      L’artisanat (bois, cuir, métaux, tissage, teinture, poterie), qui avait une valeur symbolique et religieuse, perd ses notions qui lui étaient essentielles, les objets manufacturés occupent la place.

 

Structures sociales.

*      Village divisé en quartiers, regroupant plusieurs maisons ou enclos, chacun comprenant plusieurs familles restreintes, chef de village, chef de quartier, chef de maison (famille étendue), chef de famille.

*      Il existe des alliances entre villages autonomes : de coopération (assistance en cas de guerre, participation aux grandes chasses et pêches collectives, coordination du calendrier des marchés et des feux de brousse).

*      La maison ou l’enclos, est sous l’autorité du chef de maison, l’aîné du lignage, ligne paternelle avec ancêtre commun (30/40 personnes ou beaucoup plus), autorité qui passera à sa mort au frère, sinon au fils.

*      Les samos, société où la polygamie était fréquente, avec des ménages à 2 ou 3 épouses la tendance est à la monogamie chez les jeunes.

*      La coutume est de se marier dans sa propre ethnie.

*      Organisation patrilinéaire, c’est-à-dire tout passe par la branche père/fils, avec quelques exceptions :

o       Les filles héritent des objets personnels de leur mère.

o       Le « neveu utérin » entretient un rapport particulier avec ses oncles maternels, les frères de sa mère. Il est autorisé à recevoir du vivant et à prendre objets, argent, volaille,.. restitué à sa mort à la famille maternelle

o       Les enfants sont propriété du lignage paternel, ils restent avec le père si la femme abandonne l’époux.

·       Les veuves étaient héritées par les frères cadets du défunt, forme de « lévirat », ce qui est interprété parfois comme une condition de leur survie et un acte de solidarité familial.

Quelques mots rapidement sur place sur la tradition :

*      L’importance des salutations :

(le matin) bonjour : fogouni,

tu vas bien ? : Hum douen ?

Je vais bien : yo douen,

et ta famille ? : Ka mi nin  ?

Ils vont bien : oum’ta sini ou aussi peut-être plus musical, oum ta kaka,

*      Le village chef-lieu de Toma (quelques 15000 habitants) a 7 quartiers et autant de chefs de quartier,

*      Le chef de village est un Paré, c’est le chef de lignage, descendant des 1er occupants des lieux, jadis, avec les chefs de quartiers, il avait un rôle important, il traitait les problèmes administratifs, il jugeait les vols de bétail, vols de matériel,..

*      Le chef de terre est un Toë, « au nom du sol de Toma », c’est, en quelque sorte, le chef animiste, qui fait les sacrifices de poules, sur les lieux sacrés,

*      En matière de religion : presque tous sont animistes (importance des ancêtres, de la terre nourricière, des lieux sacrés, des masques sacrés, des rituels, …). C’est à Toma qu’il y a eu la 1ère mission catholique de Haute Volta, en 1913, avec 2 conséquences : une majorité parle français et est catholique, mais un catholicisme teinté d’un fond d’animiste, il y a aussi de nombreux musulmans mais tous manifestent une extrême tolérance réciproque,

*      3 groupes socio-professionnels : cultivateurs (90%), les forgerons et les griots (considérés comme inférieurs),

*      La famille étendue, composée de plusieurs familles restreintes, vit dans le même enclos, sous l’autorité du chef du lignage, qui est le chef de maison,

*      Enfants : c’est le domaine de tout le monde, chacun a le droit de les corriger, les enfants s’occupent des enfants plus jeunes,

*      L’adolescence est la période d’initiation aux rites de leurs familles et de leur ethnie,

*      La médecine traditionnelle est importante : les secrets et les dons sont gardés par les familles, les hommes surtout, parfois les femmes. Enseignement de père en fils dans les villages : réduction de fracture,.. guérison par les plantes, connaissances gardées secrètes,

*      Mariage : pas de mariage entre proches, les filles n’héritent pas, la veuve du grand frère revenait au petit frère (c’était une forme de lévirat),

*      Les funérailles, qui ont lieu quelques mois après le décès et l’enterrement, sont réservées aux personnes âgées, c’est un départ normal, c’est la fête, on boit, on chante, cela coûte cher,

*      Les jeunes n’ont pas de grande cérémonie, pas de tam-tam car c’est triste,

*      Les samos et les mossis sont parents à plaisanterie

*      Les cultivateurs (90% de la population) ont leur travail le plus valorisé, les forgerons et griots sont quasiment des castes fermées héréditaires, condamnés à vivre des services rendus à la communauté des hommes.

*      Il y a un équilibre entre les 2 pôles, maison/village, que nous allons expliciter

 

Au niveau de la maison (famille étendue de quelques dizaines de personnes)

*      La maison c’est une cellule familiale + exploitation économique + unité politique,

*      Les hommes entrent dans la maison par naissance ou par adoption, les femmes par mariage,

*      Chaque maison dispose d’un droit d’exploitation sur un territoire communal,

*      Chaque maison a ses propres autels où sacrifie le chef de maison,

*      La politique matrimoniale est décidée par le chef de maison,

*      La production est conduite de façon collectiviste, en distinguant : production, stockage, consommation, commercialisation,

*      L’intérêt individuel passe toujours après l’intérêt général, représenté au 1er niveau par la maison, au 2nd niveau par le village,

*      Il y a distribution du pouvoir dans le cadre de la maison : seul le chef commande, mais il existe une subtile division du pouvoir pour le modérer, avec trois autres responsables :

*      Un chef des cultivateurs, du groupe des cultivateurs (hommes adultes),

*      Un chef des greniers, en charge du stockage, de l’intendance générale, de la gestion de la production.

*      Un chef de la répartition, portant le souci de la justice distributive,

*      Le chef de maison gère la maison avec deux conseils : le conseil des anciens (les plus vieux), et le conseil de maison (anciens, chefs des cultivateurs, des greniers et de la répartition)

*      La nomination des responsables est effectuée par le chef de maison, après consultation du conseil de maison, et ensuite une large autonomie leur est laissée dans la conduite des affaires,…

*      L’autorité s’exerce de façon collégiale, avec la mise en œuvre de procédures destinées à faire échec d’avance à toute tentative d’abus de pouvoir de la part des gestionnaires, et, symétriquement, à toute contestation inorganisée et anarchique de la part des producteurs.

*      Par exemple : un cultivateur a un problème, il le soumet au chef des cultivateurs, celui-ci au chef de la répartition, ce dernier au chef de la maison, qui consulte ses deux conseils d’anciens et de maison. La requête et la réponse sont publiques pour que nul ne soit tenté d’obtenir un avantage au détriment de l’intérêt général.

*      Il existe toujours un recours et des sanctions contre les abus d’autorité, même vis-à-vis du chef de maison.

 

Au niveau du village :

C’est le même esprit d’équilibre qui prévaut.

*      Le village est l’expression d’une commune volonté de vivre ensemble sur un même espace. Le loyalisme villageois suppose un effacement progressif de l’ancien lien d’appartenance lignagère. Le facteur d’unité est la référence aux mêmes croyances religieuses, où l’initiation se fait par classes d’âges, séparément pour les garçons et pour les filles, avec des promotions tous les 6 ou 8 ans, privilégiant les relations égalitaires et la fraternité. Ces associations d’âges arrachent les jeunes gens à la maison pour en faire des citoyens du village. Elles jouent un rôle essentiel, en dispensant des valeurs religieuses et sociales au groupe, en mobilisant pour des tâches collectives et en introduisant les jeunes dans un univers organisé différent des maisons. Par exemple, la dot est une prestation de travail qu’effectue un prétendant sur les champs du futur beau-père, avec l’aide de camarades de la même classe d’âges, complétée par quelques dons symboliques (ex 1 poule blanche, 5 noix de cola, quelques cauris).

*      Il y a plusieurs degrés dans l’initiation, dont la vocation est la préparation aux responsabilités d’hommes, à travers un long cycle d’épreuves, à la fois redoutables et désirables. Chaque promotion se dote d’une organisation démocratique et élit un chef. Entre promotions, au sommet de l’association, il y a parmi les plus anciens, un responsable dit sacerdotal, qui a un rôle important dans le village.

*      Le chef du village est le représentant le plus âgé du lignage fondateur. Il existe aussi auprès de lui, au niveau du village, des responsables de la gestion, de la répartition, également un conseil des anciens. Il existe donc un équilibre entre deux autorités au niveau du village, une d’essence sacerdotale ou sacrée, l’autre d’essence politique.

*      Les forgerons et les griots étant considérés comme initiés de naissance, sont exclus des initiations. Ils ont des fonctions sociales essentielles au niveau du village : ceux sont des agents de socialisation, avec un rôle public, parfois théâtral pour le maintien de la cohésion interne. Les forgerons sont associés à la terre : l’homme extrait les minerais, forge le fer, travaille le bois, la femme travaille l’argile et façonne des poteries. Ils forent les puits, enterrent les morts. Ils sont présents dans tous les conflits catalysant par leur parole la colère des uns et le ressentiment des autres.

*      Les griots sont des musiciens, mémoire du passé généalogique des lignages et de l’histoire collective du village. Ils sont intimement liés à tous les actes de la vie des individus et de la communauté qu’il leur appartient d’enregistrer (témoin, gazette, présents aux moindres querelles).

 

La « parenté à plaisanterie » : au Burkina Faso, une coutume ancestrale devient gage de paix entre les différentes ethnies.

Ce pays de quelques 13 millions d'habitants compte environ 60 ethnies différentes, qui cohabitent depuis toujours sans heurts particuliers. En partie à l'origine de cette cohabitation pacifique, une tradition très ancienne, issue non pas de liens familiaux mais plutôt de relations sociales, voire commerciales entre deux ethnies. Ce que l'on appelle là-bas la parenté à plaisanterie.

Le principe maître en est le suivant : il ne doit jamais y avoir de discordes, bagarres, altercations violentes, entre deux parents à plaisanterie. Ainsi, ils peuvent se dire toutes les vérités, même les plus désobligeantes, exprimer toutes les rancoeurs, allant parfois jusqu'à l'insulte tout en gardant le ton de la plaisanterie.

 Cette coutume permet à chaque interlocuteur une grande franchise de comportement, en évitant de cette manière tous les non dits souvent source de malentendus. Ces échanges, en apparence très vifs, n'entravent en aucune manière la bonne entente des personnes puisque chacun a, en quelque sorte, un droit de réponse. Si deux individus se querellent, dès l'instant où ils s'aperçoivent qu'ils sont parents à plaisanterie, la dispute se transforme en jeu.

 Les mossi, ethnie dominante du Burkina Faso, occupent surtout la plaine centrale autour de Ouagadougou, ils ont comme parents à plaisanterie les gourmantché, les samos, les bissa et les gourounsi. Au total, ces ethnies représentent quelques 20 % de la population. Quant aux bobos, 7 % de la population, ils sont parents à plaisanterie avec les peuls, présents surtout au nord du Burkina et ces tissus de relations permettent de couvrir la majeure partie du territoire en créant des liens de paix et en assurant ainsi un facteur important de cohésion sociale et d'entente entre les différents groupes ethniques du Burkina Faso.

Illustrons cette notion avec nos samos.

 Ceux-ci sont parents à plaisanterie avec les mossis, qui représentent plus de la moitié des burkinabè. L’ethnie samo, avec les 3 noms de Paré, Toë et Ki regroupent 80% des samo du sud, quant aux noms de Ouedraogo et Sawadogo, très répandus, il n’y a aucun doute : ce sont des mossis. Rencontrant un burkinabè, ici ou là-bas, nous avons de fortes chances (1 sur 5 ou 6), qu’il s’appelle Ouedraogo ou Sawadogo.

 

Suzanne Platiel, du CNRS, brillante linguiste, a beaucoup étudié les contes samos entre 1968 et 1971, et dont une quarantaine sont présentés en langue san et traduits en français.

Elle a écrit en 1984 un ouvrage intitulé « La fille volage et autres contes du pays san », chez Armand Colin collection classiques africains,

A travers ses recherches sur le langage, elle a approfondi sa connaissance des samos du Sud et a souhaité, en introduction de ces contes, détailler le fonctionnement de cette société  pour situer leur contexte. Mais, à l’issue de ses explications, Suzanne exprime un regret, en des termes magnifiques :

 

C  Claudette Savonnet-Guyot une autre chercheuse du CNRS a écrit en 1986 « Etat et Sociétés au Burkina » aux éditions Karthala : elle décrit l’extrême subtilité des systèmes, qui, avant l’Etat, structuraient l’espace africain, regroupaient les hommes en collectivités et réglaient leurs échanges. Elle approfondit les 3 types fondamentaux de sociétés rurales sédentaires, à travers 3 exemples : société lignagère (basée sur le lignage, la famille étendue) avec l’ethnie birifor, hiérarchique avec l’ethnie majoritaire du Burkina, les mossis, et entre les deux, une société villageoise comprenant un double pôle : le lignage ou grande famille et le village avec la description de l’ethnie bwa,….


 

Rédigé par Rivages Giou- jt

Publié dans #cultures traditions Burkina Faso

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lailatou 07/02/2015 00:27

des couvrire les tradition du faso et des villages **

ki guibien herve 12/11/2014 17:15

pour conplement les samo sont originaires du sud(ganbaga)l'actuel ghana

ki guibien herve 12/11/2014 17:15

pour conplement les samo sont originaires du sud(ganbaga)l'actuel ghana